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Togo : Extradition du putschiste Damiba vers le Burkina Faso

  • Photo du rédacteur: PanAFreeKa News
    PanAFreeKa News
  • 20 janv.
  • 2 min de lecture


Depuis samedi, Paul-Henri Sandaogo Damiba est de retour à Ouagadougou.

Réfugié au Togo depuis sa chute en 2022, l’ancien chef de la junte burkinabè est accusé d’avoir, depuis l’exil, fomenté de manière récurrente des tentatives de coup d’État contre le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et ce grâce aux nombreux financements de la Côte d’Ivoire.


Depuis l’imposition des sanctions de la CEDEAO contre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le Togo s’est distingué comme l’un des rares États de la région à maintenir une posture constante de coopération et de dialogue avec les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). Lomé a ainsi contribué à briser leur isolement diplomatique et économique, en refusant de s’aligner sur les injonctions de l’organisation ouest-africaine.


Dans ce contexte, tolérer sur son territoire un acteur menaçant directement un pays membre de l’Alliance des États du Sahel était devenu politiquement intenable. L’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba ne relève pas d’un simple acte judiciaire. Elle s’inscrit dans un choix politique clair du Togo, qui refuse de servir de sanctuaire à des projets de déstabilisation régionale.


Un putschiste sans projet


Damiba a renversé Roch Marc Christian Kaboré au nom de l’urgence sécuritaire, mais son passage au pouvoir s’est vite révélé dépourvu de toute vision stratégique. Incapable de reconquérir du terrain face aux terroristes, il s’est plutôt signalé par un assujettissement aux réseaux attachés au statu quo. Cette posture, largement perçue comme une abdication de souveraineté, l’a rapidement isolé de l’armée, de la population et des nouvelles dynamiques sahéliennes.


Suite à une demande de la justice burkinabé, Paul-Henri Sandaogo Damiba a été arrêté le 16 janvier 2026 et présenté à la chambre d’instruction de la cour d’appel de Lomé, qui a donné un avis favorable à l’extradition, en s’assurant que son intégrité, ses droits et son droit à un procès équitable seraient respectés, et qu’aucune peine de mort ne serait appliquée.

 
 
 

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