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Macron demande aux français de faire des enfants :

  • Photo du rédacteur: PanAFreeKa News
    PanAFreeKa News
  • 9 févr.
  • 2 min de lecture

« Trop d’enfants pour l’Afrique, pas assez pour la France » !

Le grand retournement

Celui-là même qui reprochait aux Africaines de faire « trop d’enfants » se retrouve aujourd’hui contraint d’encourager les Françaises et les Français à faire des bébés. Du Sud jugé trop fécond au Nord devenu

stérile : la leçon démographique change de sens… mais pas de donneur de leçons.


L’État s’invite dans l’intime

Le gouvernement français a décidé d’adresser à tous les citoyens atteignant l’âge de 29 ans une lettre officielle pour leur rappeler que la fertilité diminue avec l’âge et les inciter à faire des enfants. L’initiative s’inscrit dans le cadre d’un plan national contre l’infertilité, conçu pour sensibiliser plus de trois millions de Français concernés par des difficultés à concevoir.


Panique démographique au Nord

La France traverse une chute historique des naissances, avec l’un des taux de fécondité les plus bas depuis plus d’un siècle.

Face au vieillissement de la population et à ses conséquences économiques, sociales, militaires et géopolitiques, Emmanuel Macron a appelé à un « réarmement démographique ».

Le vocabulaire est martial : après avoir prôné la restriction ailleurs, il faut désormais produire des enfants ici.


Une injonction qui interroge

Cette campagne est portée par un président qui n’a jamais eu d’enfants et a souvent affirmé ne pas ressentir le « besoin de descendants ».

Voir l’État exhorter les jeunes générations à fonder une famille, tout en s’immisçant dans leurs choix les plus intimes, pose une question de légitimité, et de cohérence.



Des mots sans moyens

Féministes et opposants politiques jugent le discours de « natalité d’État » inapproprié et rappellent que sans politiques concrètes de logement, de services publics et de soutien aux familles, de simples courriers ne suffiront pas à renverser une tendance lourde.


Quand l’Afrique devait faire moins d’enfants

Lors du sommet du G20 à Hambourg en 2017, le même Emmanuel Macron qui décrit aujourd’hui l’infertilité en France comme un fléau, avait jugé difficile le développement africain dans des pays aux taux de fécondité élevés, notamment au Niger : “ Quand des pays ont encore aujourd'hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien “.


Deux poids, deux berceaux

Hier, c’était la limitation des naissances en Afrique, condition posée au développement.

Aujourd’hui, c’est la relance urgente de la natalité en France, présentée comme une nécessité vitale.

Ce qui était un excès à combattre chez les Africaines devient une vertu à promouvoir chez les Françaises.


Démographie à géométrie variable

Pour de nombreux dirigeants et experts africains, ce retournement est édifiant. Après avoir longtemps relayé les injonctions internationales à réduire la natalité, ils assistent à une leçon inversée : limitation des naissances au sud, relance des berceaux au nord.

Ceci devrait les inciter à revoir leurs politiques de planning familial qui affaiblissent une Afrique encore largement sous-peuplée.


 
 
 

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