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Les réseaux sociaux suspendus au Gabon jusqu’à nouvel ordre

  • Photo du rédacteur: PanAFreeKa News
    PanAFreeKa News
  • 19 févr.
  • 2 min de lecture

L’annonce a été faite par le porte-parole de la Haute Autorité de la Communication sur les antennes de la télévision nationale: à compter du mardi 17 février 2026, les réseaux sociaux sont suspendus jusqu’à nouvel ordre au Gabon.


En cause: la publication de contenus risquant

« d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées

et les acquis démocratiques. »


Adoubé par la communauté occidentale après avoir troqué son uniforme de général contre un costume civil à l’issue d’une élection présidentielle remportée le 12 avril 2025 avec un score d’opérette de 94,85 %, le putschiste Brice Clotaire Oligui Nguema se heurte désormais à une contestation sociale qu’il peine à contenir.


Enseignants en grève et écoles fermées depuis le début de l’année 2026, menaces de débrayages dans d’autres secteurs publics comme l’audiovisuel, la santé ou l’enseignement supérieur, interpellations des leaders syndicaux Marcel Libama et Simon Ndong Edzo : moins d’un an après son élection, le président gabonais peine à satisfaire les espoirs qu’il avait suscités après avoir renversé Ali Bongo Ondimba le 30 août 2023.


Les chiffres macroéconomiques sont en berne dans cet état d’Afrique centrale, pilier de la Françafrique, qui n’est confronté à aucune menace terroriste ou déstabilisation externe ou interne, contrairement au Mali, au Burkina Faso et au Niger, qui ont aussi vu l’arrivée de militaires au pouvoir ces dernières années.


Le pays de 2,3 millions d’habitants, au sol riche en pétrole et en manganèse, affiche ainsi un taux de chômage des jeunes de 37 %, une dette publique qui a bondi à 80,4% du PIB en 2025 et une note abaissée à CCC– par l’agence de notation Fitch.

 
 
 

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