Le Rwanda réclame 100 millions £ au Royaume-Uni après l’abandon de l’accord migratoire
- PanAFreeKa News

- 2 févr.
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Le Rwanda demande au gouvernement britannique de verser les 100 millions de livres sterling promis dans le cadre d’un accord migratoire désormais annulé. En 2022, le président rwandais Paul Kagame avait signé cet accord avec le Premier ministre britannique de l’époque, Boris Johnson. Le texte prévoyait que le Royaume-Uni verserait une somme au Rwanda si ce pays d’Afrique de l’Est acceptait d’accueillir des demandeurs d’asile et des migrants en situation irrégulière pendant le traitement de leur dossier.
En novembre 2023, la Cour suprême britannique a toutefois déclaré cet accord migratoire illégal au regard du droit international.
Lorsque Keir Starmer, du Parti travailliste, a pris ses fonctions de Premier ministre le 4 juillet 2024, il a qualifié l’accord de « mort et enterré ».
Sous la précédente direction conservatrice, quatre migrants ont été expulsés vers le Rwanda dans le cadre de cet accord, avant que d’autres dispositions ne soient bloquées et déclarées illégales.
Aujourd’hui, le Rwanda affirme que le Royaume-Uni lui doit deux versements de 50 millions de livres sterling, qui devaient, selon l’accord, être effectués en avril 2025 et en avril 2026.
Le Rwanda accuse également le Royaume-Uni de « refuser de prendre des dispositions pour réinstaller les réfugiés vulnérables du Rwanda ».
L’accord initial stipulait que « chaque partie peut résilier le présent accord en adressant une notification écrite à l’autre partie ».
Le gouvernement britannique actuel affirme que cet accord sur l’immigration a constitué un gaspillage massif de l’argent des contribuables, le gouvernement précédent ayant dépensé 700 millions de livres sterling pour ce projet.
Le 25 février 2025, le Royaume-Uni a annoncé la suspension de l’aide et de l’assistance à la formation en matière de défense, ainsi que de nouvelles sanctions et une limitation des activités de promotion commerciale avec le Rwanda, en réponse au soutien apporté par ce dernier aux rebelles du M23, qui ont pris le contrôle d’une grande partie de l’est du Congo.











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