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La RDC ouvre ses actifs miniers stratégiques aux investisseurs américains

  • Photo du rédacteur: PanAFreeKa News
    PanAFreeKa News
  • 21 janv.
  • 1 min de lecture

La République démocratique du Congo a mis à disposition d’investisseurs américains une liste d’actifs miniers stratégiques dans le cadre d’un accord minier présenté comme un partenariat.


Kinshasa a ainsi transmis une série de projets publics couvrant le manganèse, le cuivre-cobalt, le lithium, l’or, le coltan et la wolframite.


Il ne s’agit pas d’une simple opportunité d’investissement, mais d’une concession à haute portée stratégique. Washington cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine, tandis que la RDC se retrouve contrainte de monnayer sa souveraineté en cédant des ressources que le monde considère comme indispensables à l’avenir industriel et technologique.


La liste, soigneusement sélectionnée, inclut notamment le projet de Mutoshi, les licences de lithium de Cominière, les permis aurifères de la Sokimo et les actifs de la Sakima. Derrière le vocabulaire rassurant du « partenariat » et du « respect des cadres légaux », la réalité est plus brutale : le pays ouvre ses ressources vitales faute d’alternative stratégique.


Le Congo ne choisit pas réellement, il s’adapte sous contrainte. Et pendant que les grandes puissances se disputent le contrôle des minerais critiques, la population congolaise demeure largement exclue des décisions qui engagent son avenir.


L’accord prévoit la mise en place d’un comité mixte RDC–États-Unis, chargé de superviser les négociations contractuelles et la mise en œuvre des projets. Ce mécanisme dépasse largement un cadre de coopération technique. Il constitue un levier d’influence directe.


Les États-Unis ne viennent pas prioritairement soutenir le développement congolais, mais sécuriser leur chaîne d’approvisionnement stratégique, en imposant leurs règles du jeu. Et lorsque les grandes puissances fixent l’agenda, le Congo se voit une nouvelle fois relégué au rôle d’exécutant.



 
 
 

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