En Guinée Bissau, les opposants Domingos Simões Pereira et Fernando Dias da Costa ont été libérés
- PanAFreeKa News

- 2 févr.
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Le 23 novembre 2025, à l’issue d’une élection présidentielle très disputée en Guinée Bissau, Fernando Dias da Costa, candidat soutenu par la grande coalition d’opposition Terra Ranka, et son mentor politique Domingos Simões Pereira, leader du Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), fondé en 1956 par Amílcar Cabral, revendiquent la victoire face au président sortant Umaro Sissoco Embaló.
Trois jours plus tard, le 26 novembre, l’armée, sous la houlette du général Horta N’Tam, annonce avoir pris le pouvoir, suspend le processus électoral et arrête des figures politiques, notamment Domingos Simões Pereira, plongeant le pays dans une crise institutionnelle profonde et suscitant des condamnations régionales.
Lors du coup d’Etat, Domingos Simões Pereira est immédiatement arrêté et détenu par les putschistes, accusé d’alimenter l’instabilité politique. De son côté, Fernando Dias da Costa échappe à l’arrestation initiale en se réfugiant à l’ambassade du Nigeria à Bissau, où il reste plusieurs semaines, appelant à la reconnaissance des résultats électoraux et à un retour à l’ordre constitutionnel.
À la suite de négociations diplomatiques menées par le général Birame Diop, ministre sénégalais des forces armées, les autorités de transition bissau-guinéennes ont procédé à la libération de Domingos Simões Pereira le 30 janvier 2026, qui est dorénavant assigné à résidence. Simultanément, Fernando Dias da Costa a pu quitter l’ambassade du Nigeria où il était réfugié, et regagner son domicile.
Pressions régionales
De nombreux observateurs, parmi lesquels des dirigeants de la CEDEAO, évoquent l’hypothèse d’un auto-coup d’État organisé en coulisses par le président « renversé » Umaro Sissoco Embaló, aujourd’hui domicilié au Maroc, destiné à gagner du temps face à sa défaite probable dans les urnes pour rebattre les cartes en sa faveur. La Cedeao continue d’exercer des pressions pour que les résultats de l’élection soient rendus publics.










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