DREPAF : Un médicament révolutionnaire contre la drépanocytose au Sénégal
- PanAFreeKa News

- 4 mars
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La drépanocytose (aussi appelée anémie falciforme) est une maladie génétique du sang qui affecte l’hémoglobine, la protéine des globules rouges chargée de transporter l’oxygène. Chez les personnes atteintes, les globules rouges deviennent rigides et en forme de faucille (croissant).
Ces cellules circulent mal dans les vaisseaux sanguins, ce qui peut provoquer des douleurs intenses (crises vaso-occlusives), de l’anémie chronique, des infections fréquentes et des atteintes d’organes (rate, reins, cerveau). La maladie est héréditaire, il faut donc recevoir le gène de deux parents porteurs pour être malade.
La drépanocytose est la maladie génétique la plus répandue au monde et elle est particulièrement fréquente dans les populations originaires d’Afrique. Dans certaines régions d’Afrique subsaharienne, 10 % à 40 % de la population est porteuse du gène. Environ 1 à 2 % des naissances peuvent être atteintes de la maladie dans certains pays.

Chez les Afro-descendants dans le monde, environ 1 naissance sur 365 est atteinte de drépanocytose et environ 1 Afro-Américain sur 13 est porteur du gène. Le gène de la drépanocytose s’est maintenu parce qu’il offre une protection partielle contre le paludisme. Les personnes porteuses du gène (mais non malades) résistent mieux au parasite du paludisme, ce qui explique sa forte présence dans les zones tropicales. Environ 300 000 à 400 000 enfants naissent chaque année avec la drépanocytose, dont plus de 70 % en Afrique.
Un nouveau médicament pour traiter la drépanocytose, appelé Drepaf, a été lancé pour la première fois à Dakar, au Sénégal, le 19 novembre. Ce médicament a été créé par la société indienne Globela, mais il est désormais fabriqué par et pour les Africains au Sénégal, sous la direction de Mouhamadou Sow, PDG de Teranga Pharma.
Le Drepaf est un médicament appelé hydroxyure, utilisé pour traiter cette maladie. La propriété intellectuelle du médicament appartient à l'ONG française Drep.Afrique, qui estime que la mortalité liée à la drépanocytose pourrait être réduite de deux tiers.










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