DAVOS : Ceux qui dirigent le monde en coulisses
- PanAFreeKa News

- 22 janv.
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Au Forum économique mondial qui se tient cette semaine dans les montagnes suisses à Davos, ce ne sont ni les peuples, ni les parlements, ni même les chefs d’Etat qui donnent le tempo, mais les grandes banques, les fonds d’investissement et ceux qui contrôlent les flux de capitaux mondiaux.
Présidé aujourd’hui par Larry Fink, patron de BlackRock, et André Hoffman, vice-président du big pharma Roche, qui ont succédé au fondateur Klaus Schwab, Davos est un espace où l’agenda économique, climatique, technologique et géopolitique des États est discuté, aligné et verrouillé avant d’être déroulé à travers le monde.
Au fil des décennies, le Forum économique mondial s’est imposé comme une interface entre les États et le grand capital. Sous l’influence d’acteurs majeurs du monde financier, il façonne des consensus qui deviennent ensuite des politiques publiques présentées comme indispensables.
Voici un aperçu de ceux qui dirigent la planète en coulisses.
BlackRock, le propriétaire
BlackRock ne gère pas seulement de l’argent, il gère le système. Avec plus de 10 000 milliards de dollars d’actifs et son IA Aladdin qui surveille et analyse les marchés, les risques et les flux financiers mondiaux, le géant agit comme une tour de contrôle du capital global, pesant plus que de nombreux États. Actionnaire majeur de médias mainstream comme CNN, Fox News ou le New York Times, BlackRock influence aussi le narratif et les priorités présentés au public.
Vanguard, le fantôme
Vanguard est plus discret, mais tout aussi central. Ses détenteurs finaux sont invisibles car la structure appartient à ses propres fonds. Sa stratégie est d’une imparable efficacité : posséder tous les camps. Vanguard est actionnaire de Coca-Cola et Pepsi, de Pfizer et Moderna, et finance aussi bien la droite que la gauche. Parier sur tous les chevaux lui garantit de ne jamais perdre. L’idéologie a été remplacée par une ingénierie financière à l’échelle du pouvoir.

State Street, le policier
State Street utilise son poids financier pour orienter le comportement des grandes entreprises dans lesquelles il est actionnaire. À travers les critères Environnement, Social et Gouvernance (ESG), le fonds conditionne son soutien aux orientations stratégiques des entreprises. Lorsqu’une direction refuse de s’aligner sur l’agenda woke ou vert, State Street retire son soutien lors des votes clés, pesant ainsi lourdement sur la valorisation et la stabilité de la société.
Banques: le dealer, l’intégrateur et l’architecte
JPMorgan Chase structure le système de la dette mondiale, facilitant les emprunts des États pour assurer le financement de leurs budgets nationaux et de leurs guerres, rendant ainsi les gouvernements dépendants du capital. Goldman Sachs ne se contente pas d’influencer le pouvoir, elle l’intègre en plaçant ses anciens dirigeants comme ministres, banquiers centraux ou chefs d’État. Quant à Rothschild & Co, plus discret, il conseille les nations sur leurs dettes et leurs restructurations, transformant les États en clients, comme d’autres le font pour de grandes entreprises.
Fonds monétaire international, le prédateur
Acteur central de l’économie mondiale, le FMI intervient lorsqu’un pays est en crise, offrant des prêts massifs assortis de conditions strictes. Ces
« réformes structurelles » imposent souvent des privatisations, l’ouverture des marchés et l’accès à bas prix aux ressources naturelles pour les investisseurs occidentaux. En retirant ou en bloquant abruptement ces financements, le FMI peut déstabiliser un gouvernement et le contraindre à aligner sa politique économique sur les intérêts des créanciers.
Morale de l’histoire
De vastes masses de capital influencent plus que des millions d’électeurs. Quand l’argent bouge, les marchés, les règles, les États et les industries changent, sans que le citoyen n’ait réellement son mot à dire.











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