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Ce que cache l’exportation de 100 000 tonnes de cuivre congolais vers les États-Unis

  • Photo du rédacteur: PanAFreeKa News
    PanAFreeKa News
  • 15 janv.
  • 2 min de lecture

Les États-Unis enregistrent un gain géopolitique significatif avec l’acheminement de 100 000 tonnes de cuivre congolais en provenance de Gécamines Trading, dans le cadre des accords conclus en 2025. Gécamines Trading est une filiale en cours de création de Gécamines, la grande société minière congolaise engagée dans l’exploitation et la commercialisation des ressources de la République démocratique du Congo (RDC).


Avec cette transaction, Washington sécurise ainsi un approvisionnement stratégique en métaux critiques, essentiels à ses industries de pointe et à sa transition énergétique, tout en contournant l’hégémonie chinoise sur la mine de Tenke Fungurume (TFM), contrôlée à 80 % par le groupe CMOC.


Pour les États-Unis, l’opération relève d’une victoire à faible coût : diversification des sources d’approvisionnement sans investissement industriel majeur, consolidation de leur influence en Afrique centrale et affaiblissement indirect de Pékin sur un terrain clé de la guerre des ressources.


Côté congolais, l’accord apparaît davantage comme une défaite travestie en succès souverainiste. À Kinshasa, le discours officiel met en avant une reprise du contrôle commercial après des décennies de prédation étrangère. Dans les faits, la RDC échange surtout une dépendance chinoise contre une dépendance américaine, avec une participation limitée à 20 % dans TFM et une ambition de production portée à 500 000 tonnes qui reste, à ce stade, largement théorique.


Les retombées fiscales et la montée en valeur promises demeurent incertaines, tandis que les volumes actuels profitent prioritairement aux acheteurs américains. La RDC reste ainsi cantonnée à son rôle de fournisseur de matières premières brutes, sans véritable transformation locale.


Dans cette séquence, les États-Unis avancent sans risque dans la compétition mondiale pour les ressources, pendant que la RDC s’illusionne sur sa « souveraineté » économique. Cette opération s’apparente à une capitulation déguisée, où le pouvoir de Félix Tshisekedi troque le cuivre congolais contre des dividendes diplomatiques limités, perpétuant une logique d’exploitation néocoloniale sous de nouveaux atours.



 
 
 

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