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ALGERIE : La loi algérienne déclare le colonialisme français comme illégal et exige des réparations.

  • Photo du rédacteur: PanAFreeKa News
    PanAFreeKa News
  • 25 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Le 24 décembre 2025, les législateurs algériens ont chanté « vive l’Algérie » alors qu’ils adoptaient une nouvelle loi déclarant que le colonialisme français est un crime, et un crime pour lequel la France doit payer.


La loi exige des excuses formelles de la part de la France et un effort pour réparer ses atrocités coloniales. Elle sanctionne également la glorification et la célébration de la domination coloniale.

Bien qu’au niveau international la France ne soit pas tenue par cette loi, les mesures légales restent néanmoins symboliquement significatives.



Un passé colonial honteux


La France a colonisé l’Algérie de 1830 à 1962 et y a commis toutes sortes de brutalités et d’horreurs contre le peuple algérien, notamment la torture, les déplacements forcés, les massacres, les disparitions et l’exploitation par le travail forcé. Le processus de conquête et de colonisation de l’Algérie a coûté 825 000 vies entre 1830 et 1875, un processus que l’on peut qualifier de génocide.


En tant que puissance coloniale, la France a également testé 17 bombes nucléaires dans le Sahara.

De 1954 à 1962, l’Algérie a mené une lutte armée de libération dirigée par le Front de Libération Nationale (FLN), qui a coûté 1,5 million de vies supplémentaires.



Une crise diplomatique perpétuelle


Le 11 mai 2025, Alger a expulsé deux agents des services de renseignement français. Ils seraient entrés dans le pays avec de faux passeports diplomatiques. En réponse, Paris a annoncé l’expulsion de plusieurs responsables algériens munis de passeports diplomatiques. Le différend a commencé avec l’arrestation d’un employé consulaire algérien, soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement d’une figure de l’opposition.


L’Algérie avait également rappelé son ambassadeur en France en 2021 et interdit aux avions militaires français de pénétrer son espace aérien après que le président Macron ait qualifié l’Algérie de « système politico-militaire » réécrivant l’histoire.



Un refus d’aider les voisins résistant à l’impérialisme français


Malgré le fait que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient expulsé les forces militaires françaises et se soient détachés de la France en quittant des institutions comme l’Organisation internationale de la Francophonie, dont l’Algérie n’est pas membre, la Confédération de l’Alliance des États du Sahel ne maintient pas de relations diplomatiques avec l’Algérie.


Cela est dû à des accusations selon lesquelles l’Algérie collaborent avec des terroristes attaquant le Mali, une affirmation étayée par des courriels divulgués de l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton.



De plus, l’Algérie a abattu un drone malien à leur frontière commune à Tin-Zaouatène.


Les accords d’Alger de 2015 signés entre l’Algérie et les séparatistes azawadis ont été médiés par l’Algérie, que le gouvernement malien accuse d’être trop sympathique envers les rebelles.


Le Mali et l’Algérie étaient des alliés fermes pendant la guerre de libération de l’Algérie contre la France. En 1960, le Mali a permis au Front de Libération Nationale (FLN) algérien d’utiliser les villes de Tombouctou, Kidal et Gao comme quartiers généraux pour une unité de combattants algériens. Modibo Keïta attribue la chute de la Fédération du Mali avec le Sénégal au soutien indéfectible du Mali au FLN algérien.


Si l’Algérie mettait fin à tout soutien aux terroristes et décidait de rejoindre ou de soutenir l’Alliance des États du Sahel dans leur défense contre les groupes paramilitaires armés, ce bloc pourrait devenir une superpuissance de 5 160 000 km², plus grande que l’Inde et s’étendant jusqu’à la Méditerranée, offrant un accès maritime aux États sahéliens enclavés. Cela ferait certainement frissonner la France.



 
 
 

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