17 janvier 1961, Lumumba est assassiné par les impérialistes et les agents néocoloniaux
- PanAFreeKa News

- 17 janv.
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Le 17 janvier 1961, sept mois seulement après avoir proclamé l'indépendance du Congo, Patrice Lumumba, le premier Premier ministre du pays, était brutalement assassiné. Sa mort, loin d'être simple, était le résultat d'une collaboration orchestrée entre la CIA, les Belges et les forces réactionnaires congolaises. Les Nations unies sont également responsables du meurtre de Lumumba.
Le rôle de la Belgique
Les Belges n'étaient pas enthousiastes à l'idée d'accorder l'indépendance à leur colonie la plus grande et la plus importante. Ils étaient particulièrement soucieux de conserver le contrôle économique de la province du Katanga, riche en minerais, qui disposait de vastes réserves de cuivre et d'autres ressources. La province abritait également un nombre important de colons belges. Les Belges ont donc soutenu un mouvement séparatiste dirigé par Moïse Tshombe afin de protéger leur contrôle sur la province et leur importante Société minière du Katanga.

Après la mutinerie des soldats congolais contre une armée locale encore dirigée par les Belges, la Belgique envoya des troupes pour soi-disant protéger ses colons au Katanga. Les troupes belges envahirent alors la capitale et limitèrent les mouvements de Patrice Lumumba.
Ignorant ce qui allait se passer, Patrice Lumumba fit appel aux Nations Unies pour obtenir leur soutien.
Alors que l'ONU avait accepté d'intervenir au Congo à la demande de Lumumba, elle n'a fait quasiment rien pour protéger Patrice Lumumba ni le pays. Elle a refusé d'arrêter l'avancée belge au Katanga, et lorsque le secrétaire général de l'ONU, Dag Hammarskjöld, s'est rendu au Congo, il a refusé de rencontrer Patrice Lumumba.
Désespéré et à court d'options, Lumumba a demandé l'aide militaire de l'Union soviétique.

Le rôle de la CIA
En août 1960, préoccupée par la demande d'aide soviétique de Patrice Lumumba, la CIA (Agence centrale de renseignement américaine) commence à comploter son assassinat. Même le président Eisenhower fait des commentaires exprimant son soutien à l'assassinat de Lumumba.
À un moment donné, la CIA tente sans succès d'empoisonner la nourriture ou le dentifrice de Lumumba.
Des télégrammes de Dag Hammarskjöld, secrétaire général des Nations Unies, révèlent qu'il a donné son accord pour le renversement de Lumumba.
Patrice Lumumba a été arrêté à deux reprises par Joseph-Désiré Mobutu, l'aide de camp militaire de Lumumba qui travaillait secrètement avec les Belges et la CIA.
Lorsque Lumumba s'est échappé, il a été repris et battu sous les yeux des troupes de l'ONU.
Le 17 janvier 1961, Mobutu livra Lumumba, alors prisonnier, au Katanga, où il fut battu pendant des heures par Tshombe et ses hommes devant des fonctionnaires et des mercenaires belges.
Lumumba et deux de ses camarades furent ensuite assassinés, et de l'acide sulfurique fut versé sur leurs corps.
Un Belge, Gérard Soete, ramena chez lui les dents et l'un des doigts de Lumumba en souvenir.
Lumumba est devenu un symbole intemporel de résistance, de dignité et de sacrifice. Il est l’un des martyrs fondateurs de l’histoire politique africaine contemporaine.
Sa parole continue de hanter les structures de domination héritées de la colonisation. Il incarne la rupture radicale avec l’ordre colonial et la revendication pleine de la souveraineté africaine et demeure l’une des figures centrales de la lutte pour l’autodétermination du Congo et du continent africain.











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